25.4.07

Il pleut souvent le mercredi

Je ferai peut-être un jour une compilation de ces musiques choisies intentionnellement par d'autres que moi.

En revanche, je garde pour moi et aussi précieusement qu'entre des pages de cellophanes, les mots qu'on échange, dans ces moments-là, ces conversations qui ne sont pas aussi anodines qu'on pourrait le croire. Suis-je seule à leur accorder de l'importance ? On ne sait pas ces choses-là.

La journée a commencé sous la pluie et avec Corelli -il m'a dit avoir hésité avec Satie, ça aurait été bien aussi. Puis, à la suite, Andreas Scholl.
Et il a été question de séances archéologiques pratiquées dans les cartons de toute une vie, d'une demande incongrue de cours de français, d'un coiffeur rue du Bac.

Plus tard, une autre cuisine. Miettes de pain et bouteille de lait. A peine sortis du lit mais tellement charmants. Là, c'est d'un avenir au Canada (pourvu que) et d'une mutinerie contre un voyage à Kyoto dont j'entends parler.

A Ebisu, la pluie s'est changée en bruine.
Tokyo traversant les ans : les photographes de l'agence Magnum sont passés ici avant nous.
Au retour, les bras lourds de livres d'images, nous laissons faire le sky walk.

Ce n'est pas la première fois qu'on rebaptise un lieu "La Palma".
Le chocolat y est viennois.
La musique celle des cordes -piano-violon- mais ne couvre pas le bruit du fouet qui bat le thé macha.
Paris en été ne lui suffit pas. Il dit "peut-être Rome, Trieste".

Il me reste un rendez-vous.
Il pleut souvent le mercredi. Nous repartons ensemble en parlant cuisine. Ce soir, ils vont manger une pizza, je dis "bon appétit" en agitant la main.

Demain, il s'arrête de pleuvoir. Enfin.
Mais je ne m'arrête pas de courir. Pas encore.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Il y avait Calgary, Edmonton cette Alberta. Et avant, rue du Bac : elle conduisait bien au vendeur de cordes, d’ivoire et d’ébène ; il y avait aussi ce vendeur de vin et son Château la Violette. Rue du Bac, c’était l’heureuse annonce d’un Chopin et d’un Couperin à venir, c’était aussi Bach à redécouvrir : le clavier bien tempéré, moments de liberté …

Pays de Neige